Historique

Une histoire à partager

Porte d’entrée de la Minganie, la municipalité de Rivière-au-Tonnerre inclut deux villages (Sheldrake et Rivière-au-Tonnerre) pour une population totale de 279 habitants. Nous y retrouvons aussi quelques anciens villages qui sont aujourd’hui des lieux de villégiatures, tels Rivière-Chaloupe et Rivière-aux-Graines. Le nom Rivière-au-Tonnerre vient du son que fait la rivière en descendant les chutes du Grand Sault, 8 kilomètres avant de traverser le village. Nos voisins les plus connus sont Sept-Îles (120 km à l’Ouest), Havre-Saint-Pierre (100 km à l’Est) et l’île d’Anticosti (plusieurs vagues au Sud).

Sheldrake est le premier village à l’entrée ouest de la municipalité de la Rivière-au-Tonnerre. Il doit son nom à un terme anglais se traduisant par « harle d’Amérique » ou bec-scie (sawbill en anglais), une espèce de canard qui abondait dans le secteur de la rivière Sheldrake. Le grand banc de sable de la rivière Sheldrake fut alors considéré comme un site commercial de pêche des plus prospères. Depuis, les choses ont bien changé. La population de Sheldrake s’est lentement dispersée. Les comptoirs de pêche ont cédé leur place à la route 138 qui tapisse les souvenirs de cet ancien site économique. Malgré tout, la pêche demeure toujours une des principales sources économiques du village. La population de Sheldrake est désormais desservie par la municipalité de la Rivière-au-Tonnerre.

Sheldrake

Né à St-Hélier à l’île Jersey, Philippe-Gédéon Touzel fonde Sheldrake en 1851. En 1853, le Jersais y développera un des plus importants établissements de pêche de la côte nord du golfe du Saint-Laurent avec des familles venues de l’île Jersey et d’ailleurs. De 1857 à 1860, suivent les compagnies jersiaises de John, Collas & Elias ainsi que le Boutillier Brothers qui vinrent également s’installer à Sheldrake pour l’abondance de morues qui allait faire de ce lieu un village prospère.

En 1886, la compagnie jersiaise John et Elias Collas fusionne avec la compagnie des Robins qui construit à Sheldrake un grand magasin général. La pêche était bonne. De plus en plus de familles s’installèrent de sorte que le village fût doté d’une école. À cette même époque, les paroissiens érigèrent l’église Saint-Louis-de-Gonzague à l’extrémité ouest de Sheldrake, pour ensuite la déménager au centre du village. On comptait à cette époque une population assez volumineuse à Sheldrake comparativement aux autres paroisses environnantes. Quand M. Henri Menier devint propriétaire de l’île d’Anticosti, en 1895, il imposa aux résidants des conditions nouvelles d’existence. Il achetait les maisons et les terrains cultivés, il ne chassait personne, mais tous devenaient ses sujets soumis et devaient payer une rente annuelle au nouveau « roi ». Quinze familles dont les Bezeau, Dignard et les Noël, préoccupés de jouir des libertés d’antan, immigrèrent à Rivière-au-Tonnerre.

Longtemps isolé du monde, le village vécut sans radio, ni télévision, ni route jusqu’en 1948, année où l’on achemina les lignes électriques à Rivière-au-Tonnerre. Pas étonnant qu’on y ait construit une des plus belles églises de la Côte-Nord à partir de 1908 et que ses décorations aient été patiemment sculptées au canif. En 1951, la population comptait 618 habitants.

En 1976, la route 138 est officiellement ouverte entre Sept-Îles et Sheldrake.

Depuis 2001, il n’y a plus d’église dans le village de Sheldrake. La démolition de ce temple constituera la fin d’une époque car désormais, presque tous les services sont assurés par Rivière-au-Tonnerre.

Né à St-Hélier à l’île Jersey, Philippe-Gédéon Touzel fonde Sheldrake en 1851. En 1853, le Jersais y développera un des plus importants établissements de pêche de la côte nord du golfe du Saint-Laurent avec des familles venues de l’île Jersey et d’ailleurs. De 1857 à 1860, suivent les compagnies jersiaises de John, Collas & Elias ainsi que le Boutillier Brothers qui vinrent également s’installer à Sheldrake pour l’abondance de morues qui allait faire de ce lieu un village prospère.

En 1886, la compagnie jersiaise John et Elias Collas fusionne avec la compagnie des Robins qui construit à Sheldrake un grand magasin général. La pêche était bonne. De plus en plus de familles s’installèrent de sorte que le village fût doté d’une école. À cette même époque, les paroissiens érigèrent l’église Saint-Louis-de-Gonzague à l’extrémité ouest de Sheldrake, pour ensuite la déménager au centre du village. On comptait à cette époque une population assez volumineuse à Sheldrake comparativement aux autres paroisses environnantes. Quand M. Henri Menier devint propriétaire de l’île d’Anticosti, en 1895, il imposa aux résidants des conditions nouvelles d’existence. Il achetait les maisons et les terrains cultivés, il ne chassait personne, mais tous devenaient ses sujets soumis et devaient payer une rente annuelle au nouveau « roi ». Quinze familles dont les Bezeau, Dignard et les Noël, préoccupés de jouir des libertés d’antan, immigrèrent à Rivière-au-Tonnerre.

Longtemps isolé du monde, le village vécut sans radio, ni télévision, ni route jusqu’en 1948, année où l’on achemina les lignes électriques à Rivière-au-Tonnerre. Pas étonnant qu’on y ait construit une des plus belles églises de la Côte-Nord à partir de 1908 et que ses décorations aient été patiemment sculptées au canif. En 1951, la population comptait 618 habitants.

En 1976, la route 138 est officiellement ouverte entre Sept-Îles et Sheldrake.

Depuis 2001, il n’y a plus d’église dans le village de Sheldrake. La démolition de ce temple constituera la fin d’une époque car désormais, presque tous les services sont assurés par Rivière-au-Tonnerre.

Rivière-au-Tonnerre

Le village de Rivière-au-Tonnerre voit le jour en 1853 lorsque les premières familles décident de s’y installer, d’abord et avant tout par souci pratique. Provenant surtout de la Gaspésie et des Îles- de-la-Madeleine, hommes, femmes et enfants édifient lentement mais sûrement les bases de ce qui sera bientôt une petite municipalité de pêcheurs.

Si le village reprend rapidement des forces après l’incendie de 1882 et que ses habitants se font de plus en plus nombreux, un autre « problème » se profile à l’horizon, celui du rationnement. L’absence de route menant à la ville ne facilite pas les choses, de même que les conditions atmosphériques difficiles à lesquelles les habitants font face, l’hiver venu. Ces divers obstacles ne sont cependant pas infranchissables et on met sur pieds un système de transport en cométique, c’est-à-dire en traîneau à chiens. La route est longue et dure, surtout l’hiver, mais hommes et bêtes arrivent à bon port avec les denrées essentielles. Jusqu’en 1957, ce système assure la survie des habitants. Débute alors la venue d’avions appartenant à la compagnie les ailes du Nord et Pacifique canadienne ainsi que navires pour remplacer les cométiques.

L’accroissement de la population de Rivière-au-Tonnerre pousse également les communautés religieuses à venir s’y installer, ce qui sera notamment le cas pour les Filles de Jésus de 1903 à 1912, les Sœurs de l’enfant-Jésus de Chaffailles de 1912 à 1917, les Sœurs de la charité du Québec en 1954, les Sœurs du Saint-Rosaire de 1976 à 1991 et les Sœurs des Saints-Cœurs de Jésus-Marie en 1979. On décide en 1905 d’entreprendre des travaux d’envergure pour que la municipalité soit désormais dotée d’une église digne de ce nom. La construction dure six ans et l’équipe de bâtisseurs constituée de villageois érige face au fleuve Saint-Laurent une magnifique chapelle de style normand à la toiture semi cathédrale. Les bénévoles vont jusqu’à sculpter au canif les boiseries encore intactes aujourd’hui. L’église de Rivière-au-Tonnerre, véritable joyau, reste encore l’un des plus beaux bâtiments du genre à ce jour sur la Côte-Nord.

Lorsque la disparition des poissons semble se confirmer, les pêcheurs se tournent vers le crabe des neiges, espèce qui pullule dans la région. Ces crustacés ressemblant à des araignées qu’on rejetait autrefois à la mer, ne savant pas trop qu’en faire, font maintenant fureur et leur prix ne cesse d’augmenter. Le marché s’agrandit même jusqu’au Japon. De 1975 à 1985, Rivière-au-Tonnerre préservera fièrement son titre de « Capitale du crabe » et fêtes et festivals saluent la réussite de la petite municipalité.

Fléau de bien des villages québécois, l’exode rural touche également Rivière-au-Tonnerre. Lorsque l’usine ferme ses portes en 1988, de nombreux travailleurs se voient perdre leur emploi. Beaucoup partent vers la ville la plus proche, Sept-Îles, dans l’espoir d’y obtenir un nouveau travail. Ceux qui restent tentent tant bien que mal de développer l’industrie locale. Outre le crabe des neiges, la pêche commerciale tourne également autour de divers produits comme le bigorneau, le pétoncle et le flétan. Les rivières du coin fournissent également aux villageois une source de revenus indispensable avec le tourisme. De nombreux visiteurs de la ville trouvent en Rivière-au-Tonnerre un petit paradis d’une beauté paisible et mélancolique avec ses plages interminables et un sentiment d’infini qu’on ne retrouve nulle part ailleurs au Québec.

Le village de Rivière-au-Tonnerre voit le jour en 1853 lorsque les premières familles décident de s’y installer, d’abord et avant tout par souci pratique. Provenant surtout de la Gaspésie et des Îles- de-la-Madeleine, hommes, femmes et enfants édifient lentement mais sûrement les bases de ce qui sera bientôt une petite municipalité de pêcheurs.

Si le village reprend rapidement des forces après l’incendie de 1882 et que ses habitants se font de plus en plus nombreux, un autre « problème » se profile à l’horizon, celui du rationnement. L’absence de route menant à la ville ne facilite pas les choses, de même que les conditions atmosphériques difficiles à lesquelles les habitants font face, l’hiver venu. Ces divers obstacles ne sont cependant pas infranchissables et on met sur pieds un système de transport en cométique, c’est-à-dire en traîneau à chiens. La route est longue et dure, surtout l’hiver, mais hommes et bêtes arrivent à bon port avec les denrées essentielles. Jusqu’en 1957, ce système assure la survie des habitants. Débute alors la venue d’avions appartenant à la compagnie les ailes du Nord et Pacifique canadienne ainsi que navires pour remplacer les cométiques.

L’accroissement de la population de Rivière-au-Tonnerre pousse également les communautés religieuses à venir s’y installer, ce qui sera notamment le cas pour les Filles de Jésus de 1903 à 1912, les Sœurs de l’enfant-Jésus de Chaffailles de 1912 à 1917, les Sœurs de la charité du Québec en 1954, les Sœurs du Saint-Rosaire de 1976 à 1991 et les Sœurs des Saints-Cœurs de Jésus-Marie en 1979. On décide en 1905 d’entreprendre des travaux d’envergure pour que la municipalité soit désormais dotée d’une église digne de ce nom. La construction dure six ans et l’équipe de bâtisseurs constituée de villageois érige face au fleuve Saint-Laurent une magnifique chapelle de style normand à la toiture semi cathédrale. Les bénévoles vont jusqu’à sculpter au canif les boiseries encore intactes aujourd’hui. L’église de Rivière-au-Tonnerre, véritable joyau, reste encore l’un des plus beaux bâtiments du genre à ce jour sur la Côte-Nord.

Lorsque la disparition des poissons semble se confirmer, les pêcheurs se tournent vers le crabe des neiges, espèce qui pullule dans la région. Ces crustacés ressemblant à des araignées qu’on rejetait autrefois à la mer, ne savant pas trop qu’en faire, font maintenant fureur et leur prix ne cesse d’augmenter. Le marché s’agrandit même jusqu’au Japon. De 1975 à 1985, Rivière-au-Tonnerre préservera fièrement son titre de « Capitale du crabe » et fêtes et festivals saluent la réussite de la petite municipalité.

Fléau de bien des villages québécois, l’exode rural touche également Rivière-au-Tonnerre. Lorsque l’usine ferme ses portes en 1988, de nombreux travailleurs se voient perdre leur emploi. Beaucoup partent vers la ville la plus proche, Sept-Îles, dans l’espoir d’y obtenir un nouveau travail. Ceux qui restent tentent tant bien que mal de développer l’industrie locale. Outre le crabe des neiges, la pêche commerciale tourne également autour de divers produits comme le bigorneau, le pétoncle et le flétan. Les rivières du coin fournissent également aux villageois une source de revenus indispensable avec le tourisme. De nombreux visiteurs de la ville trouvent en Rivière-au-Tonnerre un petit paradis d’une beauté paisible et mélancolique avec ses plages interminables et un sentiment d’infini qu’on ne retrouve nulle part ailleurs au Québec.

X